Des origines millénaires
L’intercrosse descend de la crosse (lacrosse), jeu sacré des peuples autochtones d’Amérique du Nord — les Haudenosaunee la nomment tewaarathon. Bien plus qu’un sport, elle était cérémonie, médecine et préparation du guerrier. Les colons européens la codifièrent au XIXe siècle au Canada, où elle devint sport national.
La naissance de l’intercrosse au Québec
Dans les années 1980, des éducateurs québécois cherchent à ramener la crosse dans les écoles. Le lacrosse traditionnel, avec ses contacts violents et son équipement coûteux, s’y prête mal. Ils créent alors une version épurée : crosse en plastique, balle souple, contact interdit, mixité. L’intercrosse est né.
1985 : une fédération internationale fondée à Paris
En juin 1985, la Fédération Internationale d’Inter-Crosse (FIIC) est créée à Paris. Son objet dépasse le sport : « contribuer, par la promotion de l’inter-crosse, à l’éducation d’un meilleur citoyen ». Son siège est aujourd’hui à Montréal, et elle est reconnue par World Lacrosse.
Le développement international
- 1987 — premiers Jeux mondiaux d’inter-crosse.
- 1999 — premier Championnat du monde, à Auderghem (Belgique).
- 2002 — première compétition mondiale féminine, à Szombathely (Hongrie).
- 2010 — création de la Coupe d’Europe des clubs.
- 2013 — la France accueille le Championnat du monde à Lons-le-Saunier.
La République tchèque domine le palmarès mondial avec une dizaine de titres masculins et huit titres féminins, devant le Canada-Québec, berceau de la discipline. Une vingtaine de pays sont aujourd’hui membres de la FIIC et une cinquantaine d’autres pratiquent l’intercrosse.
Et en France ?
Introduit dans les années 1990 par le milieu scolaire et l’UFOLEP, l’intercrosse français s’est structuré autour de l’Association France Intercrosse, qui structure la discipline depuis Frangy (Haute-Savoie), accompagne les clubs et porte les équipes de France dans les compétitions internationales. Le club pionnier, l’AFIC de Frangy, fondé en 1990, a notamment accueilli la Coupe d’Europe 2023.