Qu’est-ce que l’intercrosse ?

L’intercrosse (ou inter-crosse) est un sport collectif dérivé de la crosse, le jeu ancestral des peuples autochtones d’Amérique du Nord. Codifié au Québec dans les années 1980, il en reprend l’essentiel — une crosse pour porter la balle, deux buts, deux équipes — en supprimant ce qui le rendait inaccessible : tout contact physique est interdit.

Un sport résolument accessible

La crosse d’intercrosse est en plastique léger, la balle est souple et creuse. Aucune protection n’est nécessaire. Filles et garçons jouent ensemble, dès l’école primaire et sans limite d’âge : c’est l’un des rares sports collectifs réellement mixtes, jusqu’en compétition internationale.

  • Sans contact : ni charge, ni crosse sur l’adversaire — le porteur de balle est intouchable.
  • Mixte : les équipes mélangent les genres à tous les niveaux de pratique.
  • Économique : une crosse, une balle, un gymnase suffisent.
  • Rapide à apprendre : on joue de vrais matchs dès la première séance.

Comment se joue un match ?

Deux équipes de cinq joueurs (quatre joueurs de champ et un gardien) s’affrontent sur un terrain de handball. L’objectif : marquer dans le but adverse en faisant circuler la balle par des passes. Le porteur ne peut garder la balle que quelques secondes, ce qui impose un jeu collectif permanent — personne ne peut gagner seul.

Codifié par la Fédération Internationale d’Inter-Crosse (FIIC), fondée à Paris en 1985, l’intercrosse est aujourd’hui pratiqué dans plus de 20 pays membres, du Québec à la République tchèque en passant par la France, la Suisse, l’Italie et la Hongrie.

Un outil éducatif reconnu

L’intercrosse repose sur quatre valeurs définies par la FIIC : mouvement, autonomie, respect et communication. En milieu scolaire, il est souvent pratiqué en auto-arbitrage : les joueurs signalent eux-mêmes leurs fautes. C’est pour cette raison qu’il est largement utilisé par les enseignants d’EPS et les éducateurs sportifs, en France notamment via l’UFOLEP.